Codes crus classés 1855 - Château Lynch-Bages : 5ème cru classé Pauillac

Codes crus classés 1855 - Château Lynch-Bages : 5ème cru classé Pauillac

Bienvenue pour cette deuxième étape de notre roadtrip au cœur des grands crus classés en 1855.
Notre escapade nous amène aujourd'hui à Château Lynch Bages. Après Margaux, un tour à Pauillac s'impose. Le château Lynch Bages nous ouvre ses portes et ses bouteilles.
J'ai une inclinaison particulière à vous parler de ce vin mythique, car c'est le tout premier cru classé que j'ai goûté dans ma vie.

Le rayonnement culturel

Dans le microcosme des grands crus classés en 1855, Lynch Bages est un nom qui emporte systématiquement l'unanimité des suffrages : une adhésion remarquable.
La première raison de cette reconnaissance est bien évidemment la qualité de ce vin hors du commun. Un vin charismatique, autant que celui qui à participé à sa notoriété : Jean-Michel Cazes, propriétaire des lieux. Une montée au pinacle parfaitement orchestrée, reprise maintenant par son fils Jean-Charles.

Jean-Charles Cazes
Jean-Charles Cazes

J'ai choisi de vous parler de ce cru, car sa puissance d'évocation illustre parfaitement un singularisme des grands crus classés (G.C.C.). Dans l'ensemble des marqueurs qui bâtissent la personnalité de ces propriétés où nous faisons escale, l'un des principaux est leur rayonnement culturel.

Pourquoi parler de rayonnement ?

En un seul chiffre et tout est dit sur le rayonnement du château Lynch Bages : il est servi sur les tables d'une centaine de pays !
La part de l'export des grands crus classés a plus que doublé depuis la seconde guerre mondiale.
La globalisation et son effet induit concurrentiel entraîne une hyper spécialisation des vignobles. Les G.C.C. sont les principaux acteurs d'un nouveau genre : les vins iconiques.
Typologie de vin dans laquelle on compte le moins de domaines au monde, mais dans laquelle Bordeaux est surdouée, grâce aux qualités intrinsèques du vignoble et à un travail historique de représentation tous azimuts. Ce qui a forgé une image riche des G.C.C..

Jean-Michel et Marina Cazes
Jean-Michel et Marina Cazes

Jean-Michel Cazes a rencontré plus de gens, a voyagé plus souvent et a fait connaître ses vins au monde entier comme aucun autre propriétaire ambassadeur, pour quelqu'un qui n'aimait pas l'avion... Lynch Bages est l'une des étiquettes les plus populaires et les plus prisées du vin de Bordeaux aujourd'hui grâce aux efforts inlassables de Jean Michel CAZES.
Dans la grosse récession des vins de bordeaux des années 70, il prend son bâton, ou plutôt sa bouteille de pèlerin et part à la conquête des Etats Unis. Tout aussi précurseur, dans les années 80 il est le premier propriétaire de G.C.C. à s'aventurer en Chine.
En 1985, Lynch Bages devient le premier vin envoyé dans l'espace lorsque Patrick BAUDRY emporte avec lui une bouteille de Lynch Bages 1975 pour un périple de 134 tours de la terre à bord de Discovery.
Une telle représentativité à l'échelle mondiale n'est rendue possible que par la richesse du story telling des G.C.C., dont Lynch Bages est un cas d'école.

Dans rayonnement culturel, il y a “culturel”

A travers les G.C.C. une forme globale et académique du vin est portée au rang de patrimoine. Une vocation d'excellence, une acquisition et une transmission des savoir-faire, un dessin architecturé des paysages, constituent une formidable construction humaine et sociale. Un style de vin pour un de style de vie.
C'est sans doute la résonance des référents constitutifs de cet univers multiple, qui rend un G.C.C. si attractif, si civilisé.

Le premier facteur culturel d'un grand cru est l'exception de son goût.
Intéressant ce double sens du mot goût :
- le premier celui du sens gustatif
- le second de la capacité de discernement du beau
Dans les deux cas, on peut dire du château Lynch-Bages qu'il a très bon “Goût”.

Au sens premier, le goût du château Lynch Bages c'est d'abord un demi siècle d'une amélioration ininterrompue de qualité pour s'imposer comme l'un des plus grands vins de Bordeaux.
Lynch-Bages cultive son style explosif et terriblement séduisant, immédiatement accessible par sa sensualité. Mais que l'on ne s'y trompe pas, cela n'est en aucun cas au détriment d'une vraie distinction, qui le propulse de toute évidence bien au dessus de son niveau de 5ème cru classé.
Le 2015 est l'expression absolue de la force de vie et de l'adresse hédoniste de cette maison : un vin rayonnant.

On peut donc parler de rayonnement culturel comme marqueur des G.C.C. en raison des éléments qui constituent une identité viticole remarquable et distinctive mais aussi dans leur capacité d'agrégation d'autres champs culturels.

La viticulture aime la Culture, celle des Arts

A proprement parler, historiquement c'est d'abord le monde des arts qui aime le vin.

Quelle discipline artistique n'a pas vanté le vin ? Que ce soit la peinture, la sculpture, la gravure, la littérature, le cinéma, la poterie, le vin y prend une place importante. Pour glorifier des grands moments de l'histoire, le vin crée exactement un lien fédérateur.
En 534 avant J.C., Dionysos dans la tragédie grecque loue la beauté du vin.

Il y a une affinité naturelle entre le vin et l'art.
Le lien entre la création d'un grand cru classé et l'art de travailler la matière apparaît comme une évidence.Tous les innombrables gestes des compagnons vignerons façonnent la vigne, lissent les paysages, jouent avec virtuosité chaque partition de la vinification. Ils voient et réalisent une œuvre qui, au final, devient G.C.C.. A Lynch Bages, la composition du grand vin est unique. En effet, elle varie d'une année à l'autre, selon les conditions climatiques et l'adaptation des vignes à celles-ci.
Une œuvre d'art se construit de la même manière : en partant d'un matériau brut, l'artiste façonne sa création unique et fait émerger l'émotion.

Si la famille Cazes a le goût du Bon, elle a aussi le goût du Beau

Jean Michel Cazes a bien compris la puissance d'évocation de son vin et en a fait la muse de grands noms de l'art contemporain.
Pour le grand millésime 1989, en amateur d'art contemporain, il propose à Pierre Alechinsky d'illustrer ce millésime.
Il s'en suit une collaboration ininterrompue, annuelle avec des artistes de renommée internationale venant augmenter une magnifique collection d'oeuvres inspirées par le vin.
La dynamique émotionnelle de l'art contemporain, jaillissante, épouse celle du monde abstrait de nos sens gustatifs.
Logée dans le vieux cuvier musée parfaitement préservé (unique chai encore existant de l'architecte viticole prolifique du 19ème Skawinski), cette collection boucle le cycle historique de Jean Michel Cazes. Il est l'auteur de la renaissance impressionnante de Lynch Bages, dans la continuité de cet ancrage pauillacais qu'ont eu avant lui son père et son grand père, et maintenant son fils Jean-Charles.

Dans cette succession générationnelle, il n'y pas de saga dynastique, mais une saga créative. Les quatre descendants qui ont bâti Lynch-Bages sont arrivés dans le vin après une première vie professionnelle choisie qui ne les prédestinait pas à gérer des vignobles.
L'initiateur, Jean-Charles a commencé comme boulanger dans les années 20. Son fils André était maire de Pauillac et assureur. Jean-Michel, dans les années 70 ingénieur dans le pétrole, a d'abord travaillé dans l'informatique. Enfin Jean-Charles, a d'abord été contrôleur de gestion en Amérique du sud.

Chacun a en commun d'avoir passé son enfance dans la communauté pauillacaise, sur leur terre, dans une vraie proximité humaine. Ils se différencient indiscutablement des propriétaires institutionnels et de ceux qui confient la gestion de leur domaine pour finalement vivre loin de la réalité médocaine.

D'abord accompagné de son père, Jean-Charles prend les commandes de Lynch Bages. Ce G.C.C.est l'épicentre d'un conglomérat parfaitement huilé où toutes les activités rattachées que l'on puisse envisager sont déjà mises en place.
Pour en citer quelques unes, une maison de négoces, un patrimoine foncier viticole élargi à d'autres appellations :
• En France: château Les ormes de Pez à Saint Estèphe, château Haut Batailley G.C.C. à Pauillac, le Domaine des Sénéchaux à Châteauneuf-du-Pape, le Domaine de l'Ostal (comprenant une Oliveraie) dans le Languedoc.
• A l'étranger : Roquette et Cases au Portugal.

En bref, en prenant la suite de son père, qui a poussé au maximum le développement des affaires familiales tout en restant dans le coeur de métier, une approche moins visionnaire mais plus gestionnaire de Jean-Charles eût été suffisante.
Mais c'était sans compter sans le panache et la créativité de l'ADN Cazes.

Le panache

Jean-Charles réussit un coup de maître avec l'acquisition du grand cru classé voisin : le château Haut Batailley. Dans l'espace très limité des grands crus classés pauillacais, les ventes rarissimes de terres se déroulent dans un contexte où chaque arpent libre est très regardé. Les acteurs sont principalement de gros groupes capitalistiques. Sur ce coup, l'attribution de ces hectares classés ne s'est pas faite uniquement au plus offrant, mais par affinité. Une famille du cru vendant à une autre famille du cru, dans le respect de la vie de la communauté locale du vin.

La créativité

En lieu et place des bâtiments historiques, Jean-Charles pose un nouveau chai magistral, tout en conservant le chai musée Skawinski. Fruit de sept ans de réflexion, suivi de trois ans de travaux, ce bâtiment qui va changer l'horizon pauillacais, ne se veut pas être une cathédrale. Signé par l'architecte Chien Chung Pei, fils de Pei auteur de la pyramide du Louvre. Cette immense verrière dont on voit maintenant l'allure spectaculaire est là aussi un choix affinitaire. Le commanditaire et le réalisateur sont tous deux successeurs d'un père à succès. L'ensemble comprend un toit en verre, des terrasses offrant une vue à 360 degrés et des espaces de réception et des bureaux entièrement modernisés

Cette immixtion de l'Art par l'architecture dans la vie du vin de Lynch Bages est la dernière évidence (en date) d'un sens du Beau chez les Cazes.

Voici terminée cette approche transversale sur un exemple incontestable du rayonnement culturel des grands crus classés à travers l'art du goût de leur vin, et de leur goût des Arts, poussée à son paroxysme à Lynch-Bages...

Il est une autre spécialité des Cazes en la matière, celle de l'art de vivre évidemment !

Pour laisser la meilleur empreinte d'un vin, rien ne vaut de le déguster dans l'ambiance sociale où il a été produit.
Bien avant l'invention du mot oenotourisme Jean-Michel Cazes a développé un vrai sens de l'accueil au domaine. Dans la péninsule médocaine pas toujours accueillante et surtout enclavée, il a composé pièce par pièce un espace de vie autour du vin.
Très tôt un service structuré de visite est mis en place pour accueillir les fans du château : le Cercle de Lynch Bages.
Pour corollaire gastronomique du vin de son G.C.C., Jean Michel Cazes ouvre le premier restaurant étoilé du Médoc au château Cordeillan Bages. Le chef ne sera autre que Thierry Marx, qui y bâtira sa réputation pendant 15 ans. Aujourd'hui, Julien Lefebvre est le nouveau Chef Exécutif.
Cordeillan Bages est aussi un relais et châteaux de 28 chambres complété des chambres d'hôtes du château les Ormes de Pez.
La plus belle réalisation de cet ensemble est incontestablement la renaissance du village de Bages, hameau duquel le château tire son nom.
Petit village rural en déshérence entourant le site de Lynch Bages comme on en voit malheureusement tant aux abords des Luxueux G.C.C. du Médoc.
D'une flopée de masures, les Cazes reconstituent un village idéal, souvenir magnifié de leur enfance passée ici.
Dans la lignée de Georges Blanc à Vonnas, le résultat est réussi et attachant. Il intègre une boutique de vins et d'art de la table (Bages Bazaar), une boucherie et un bistrot (Le Café Lavinal).
Le village revit : les vignerons, les locaux viennent y manger, au plus grand bonheur des touristes qui ont enfin une représentation animée du Médoc.
Pour finaliser cette immersion dans l'art de vivre au pays Cazes, la structure Viniv propose aux amateurs de produire leur propre grand cru.

Tous les leviers nécessaires ont été parfaitement actionnés pour en arriver à un tel rayonnement culturel au château Lynch Bage. Mais cet impact est d'abord celui d'un état d'esprit de la famille Cazes, de vivre le vin avec une grande dose d'humanité. Cela ne s'invente pas.

Loïc Siri en dégustation
Loïc Siri en dégustation

A la dégustation...

J'ai précédemment parlé de la personnalité de ce vin plébiscité. Plébiscite confirmé au sortir d'une de ces dégustations qui font que pour rien au monde, je ne ferai un autre métier.
Le fondamental de ce vin est bien sur son terroir.
Il couvre 100 hectares, planté à 75% de Cabernet Sauvignon, 17% de Merlot , 6% de Cabernet Franc et 2% de Petit Verdot. Les sols se composent très majoritairement de Graves, puis d'affleurements calcaires et de sable.
Deux principaux blocs composent ce cru :
•l'un aux alentours immédiat de la maison sur une belle hauteur
•l'autre plus au nord sur le plateau de Monferan
Et à cela s'ajoute un îlot tout au sud à la bordure de Saint Julien.
Soit un total de 140 parcelles, que le nouveau cuvier permettra de travailler avec plus de détail encore.
A ce niveau de qualité du vin, il n'est pas nécessaire de faire une revue de détails de tous les soins minutieux apportés à la vigne, notamment dans le respect environnemental.
Il y a cependant une démarche singulière. Depuis 2005, la propriété échantillonne les pieds des meilleures vignes. Celles qui ont fait ce long travail d'adaptation au terroir depuis au moins 50 ans. Leur capital génétique est un trésor pour le goût du vin. Comme on le ferait pour des purs sangs. elles sont identifiées, perpétuées et reproduites. Elles agrémentent les nouvelles plantations.
Avant de commencer la dégustation, j'avais bien sûr une vraie impatience, l'appréhension de bien déguster ces grands flacons, mais aussi la curiosité de voir l'évolution du style maintenant signé Jean-Charles.
J'ai été bluffé de voir les fondamentaux puissants de la propriété gagner encore en élégance, dans une vraie grâce : une gageure technique en ces temps de réchauffement climatique.
En synthèse, il y a dans le Lynch-Bages une force de vie absolue doublée d'une véritable adresse hédoniste : un vin rayonnant.

Echo de Lynch Bages 2017 : un nez extraverti, d'une belle maturité et délicat. Puis s'ensuivent des notes plus fraîches de thym et un souffle de barriques légèrement en mode vanille.
La bouche ne manque pas de vigueur. La texture porte à peine sur le gras, un peu de sucrosité. Bel effet sur ce millésime. On passe vite de cette sensualité à des tanins harmonieux. Le bonus de ce vin est une salinité et une buvabilité très moderne. Le dernier écho de cet Écho est un fruit indiscutable, sensuel et juteux.

Château Lynch Bages 2006

Tout premier nez raisonnablement ouvert. L'effet temps a bien fait son travail et assemblé toutes les étapes de l'histoire de ce vin. Premier impact, quelque chose de sanguin et les fruits rouges bien lisibles. Puis le gaillard se réveille, une bulle soft de Merlot et une verticale de Cabernet en mode cèdre.
A ce stade, on sent peu les notes tertiaires, le bébé en a encore dans le coffre. A peine en arrière plan, des notes sous bois feuilles mouillées.
En bouche c'est carré et encore serré.
L'effet temps apporte une certaine suavité en début de bouche, puis après ce départ un peu fainéant les choses s'accélèrent sur des tanins classiques qui augurent une certaine longévité encore.
La finale sur la fraîcheur a pu être dure, mais atteint une intensité bien balancée maintenant.
Au top dans 4 ans, un classique de Lynch Bages.

Château Lynch Bages 2011

Direct au sortir de la bouteille, le nez est serré mais dense. Un 2011 encore dans sa jeunesse, qui n'ose pa se montrer.
Je lui laisse un peu de temps et il commence à chanter une autre mélodie sur des notes fermes et droites de cèdre. Au risque d'être pour l'instant un peu psychorigide on est sur un 2011 vraiment Pauillac qui a les marqueurs d'un vin de garde.
La bouche est d'une franchise absolue, de la sève, du jus, de la sensualité quand même.
Il y a ce qu'il faut d'hédonisme, puis boom des tanins d'une précision et fermeté minérale, suivi par une bonne vivacité.
Le mariage tanin / vivacité est encore passionnel, il va falloir qu'ils s'assagissent.
La marque finale est encore centrée sur la puissance des tanins.
Un pure Pauillac ? Oui
Une belle garde ? Oui
Super investissement, ne pas déranger Monsieur avant 4 ou 5 ans.

Château Lynch Bages 2009

Là clairement on ne rigole pas du tout ! Un véritable enchantement au tout premier nez : une langueur séductrice. C'est simplement pur, des notes de fruits, lesquels ? Je suis perdu par le charme du jus de cranberries, d'une délicatesse absolue.
Cette sensualité se couple très harmonieusement de notes de roses fraîches presque ouvertes.
La mélodie est interrompue par des notes de musc et menthol.
Un enchaînement olfactif magnifique et terriblement attractif.
En bouche quoi dire de plus, c'est parfait. Ca n'en finit pas, c'est fluide mais la portée du goût ne doit rien à un gras ou une viscosité trop facile.
La texture des tanins est de la même veine, dans une élégance qui supprime tout heurt dans ce concert. La finale est toujours sur cette trame, puissante mais raffinée. Allegro molto avec une amplitude dont je me souviendrai longtemps.
Clairement sur ce vin, Lynch Bages gagne en onctuosité : la signature de Jean-Charles Cazes.
En montée en puissance pendant encore 7 à 8 ans.

Château Lynch Bages 2015 : oui !

Un millésime raffiné qui vient illustrer une nouvelle précision apportée à la vinification depuis les années 2000.
Le premier nez n'est pas aussi direct que les Lynch Bages de ma jeunesse, il y a de la délicatesse, les premières notes sont très réglisse.
Après quelques instants, le fruit se dégage, ample et formant une belle bulle aromatique au-dessus du verre.
Comme sur le 2009, un registre floral complète le fruit noir, dans un enchaînement en plan séquence.
Cette mélodie est interrompue avant que nous en soyons hypnotisés par une verticale réglisse plus directe.
En bouche, il y a de la matière, presque quelque chose de solide et bien animée dans chaque enchaînement.
Vivaldi ou Mozart, je ne sais pas, mais du brio en tout cas.
L'ensemble est tellement harmonieux, dans cette sensualité juvénile que je n'arrive sincèrement pas à projeter la garde de ce vin.
Je me reprends, matière puissance équilibre, ce vin a un très bel avenir devant lui. 15 ans, pour commencer...

Blanc de Lynch Bages 2017

Toujours sur une teinte argent légèrement doré, un nez super ouvert expressif, agrumes et qui migre doucement sur des notes fleurs blanches. Un petit hint mentholé.
Suave, ample, pas lourd, d'une longueur acceptable.
La finale est chirurgicale, rafraîchissante.
A plus 10 mn, un joli boisé ressort pas trop toasté.
Garde 3 ans sur ce charme puis gagnera en complexité et en classicisme.

Crédit photos : Loïc Siri, tous droits réservés