Bien choisir son vin rosé
Publié le vendredi 22 mai 2015

Bien choisir son vin rosé

Léger ou tannique, fruité ou boisé, jeune ou évolué… Vous ne choisissez pas un vin rouge ni un vin blanc au hasard. Et si vous faisiez la même chose avec les rosés ? Qu'ils soient produits en Provence, dans le Languedoc ou en Vallée de la Loire, ils ne se prêtent pas tous aux mêmes occasions. Toutlevin.com s'est penché sur les différences de couleur, de goût et de provenance des rosés français pour vous proposer cinq conseils pour bien choisir votre vin rosé selon la saison, les plats que vous préparez et votre budget.

Si vous le servez en été

L'arrivée des premières chaleurs rime souvent avec une envie de fraîcheur. Exit les rosés charpentés. Gardez le clairet bordelais ou les rosés du sud-ouest pour l'hiver. Moins tanniques, les rosés des Côtes de Provence ou de Corse sont parfaits aux beaux jours… à condition de savoir les servir. Pas besoin de les déboucher à l'avance : conçus pour être bus dans l'année, les vins rosés n'ont pas besoin de s'ouvrir. La température de service varie selon les saisons. Le thermomètre bat des records de chaleur ? Placez votre rosé au réfrigérateur, puis dans un seau à glace. A l'inverse, dès que la météo est moins clémente, on peut se permettre de le servir un peu moins frappé. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : ne le servez jamais glacé. Vos papilles seraient anesthésiées et vous n'apprécieriez plus les arômes du vin.

Si vous le servez à l'heure de l'apéritif

On ne boit pas le même rosé avec une poignée d'olives et de cacahuètes qu'avec des grillades. A l'heure de l'apéritif, tournez-vous vers des vins fruités et peu tanniques, comme un rosé des Côtes de Provence ou du Languedoc. Elaborés à partir de raisins vendangés tôt, ils gardent leur fraîcheur. Les vins produits au nord de la Loire, qu'il s'agisse de rosés d'Alsace, d'IGP Atlantique roséou de vins de la vallée de la Loire peuvent également convenir pour un apéritif. Moins exposés au soleil, les raisins contiennent moins de sucre : le taux d'alcool est donc mécaniquement réduit ce qui est préférable lorsque le vin n'est pas servi en accompagnement d'un plat.

Si vous le servez lors d'un repas

Lors d'un dîner, les vins pauvres en tanins se révèleraient trop légers face au caractère d'une grillade ou d'une pizza par exemple. Mieux vaut alors opter pour des rosés plus charpentés qui peuvent être dégustés avec des viandes, des salades ou encore des plats sucrés salés. Les vins de Bordeaux, plus tanniques et plus vineux, conviennent très bien à un repas. On peut également déboucher une bouteille de Tavelsans se poser de question. Produit dans les Côtes du Rhône, ce rosé intense et corsé se révèle complexe, comme en témoignent ses arômes de fruits frais doublés de notes de fruits secs grillés et d'épices. Attention, les rosés plus corsés sont en général vendus un peu plus cher.

Le plat servi est aussi à prendre en compte. Certains rosés se prêtent mieux à des plats sucrés salés ou à des desserts, comme le Cabernet d'Anjou, dont les sucres résiduels rappellent le côté doux de vos recettes. La charcuterie, tout comme les plats à base de sauce tomate, pizza en tête, s'accordent très bien avec des rosés composés de syrah et de grenache, qui donnent au vin des arômes épicés. C'est notamment le cas des Côtes du Rhône. Vous avez prévu d'allumer un barbecue ? Tournez-vous vers des vins élevés en barrique. Leurs arômes de vanille et de torréfaction se marient parfaitement avec le petit goût de fumée de vos grillades.

Si votre budget est serré

Tous les rosés n'affichent pas le même prix. Vous avez un budget conséquent ? A vous les bandol reconnus pour leur qualité et leur potentiel de garde. L'entrée de gamme de l'appellation tourne autour de 12€. Rassurez-vous, on trouve aussi de très bons rosés à prix plus doux. N'hésitez pas à vous tourner vers des vins classés Indication Géographique Protégée, comme un IGP Atlantique Rosé ou un IGP Pays d'Oc. Si le label IGP garantit la provenance des vins, son cahier des charges est moins contraignant que celui des AOC, ce qui permet aux vignerons de vendre leur production moins cher, sans pour autant sacrifier la qualité.

Merci à Catherine Agelasto, sommelière. www.agelasto-degustation.com