Un menu autour du Beaujolais
Un menu autour du Beaujolais
Publié le jeudi 20 juillet 2017

Un menu autour du Beaujolais

Il est de notoriété publique que lorsque l'on parle de vin, on y associe automatiquement la gastronomie. Quand le vin et la nourriture sont associés, une certaine magie s'opère forcément. Une alchimie, même : chaque arôme se marie pour que naisse quelque chose de nouveau.

Les accords mets-vins sont donc très recherchés et il existe quelques règles simples à suivre pour réussir dans cet exercice. L'accord régional fait partie des méthodes qui fonctionnent à coup sûr ! Aussi surprenant que cela puisse paraître, un vin se marie toujours aux spécialités locales, réalisées dans son aire de production. Penchons-nous sur les vins et la gastronomie du Beaujolais.

La cuisine de ce vignoble est bien évidemment influencée par la métropole voisine, celle de Lyon, largement réputée par les fines gueules du monde entier. Ici, on y sublime le cochon sous toutes ses formes : tripes, rognons, saucisson à cuire, etc. On y fabrique aussi la fameuse quenelle, qu'elle soit nature ou mieux, au brochet ! Le Beaujolais, troisième fleuve de Lyon selon Léon Daudet, produit des vins qui se marient parfaitement à cette cuisine. Tentons de confectionner un menu en accords, afin de vous montrer que ces vins sont arrangeants : vous le verrez, ils savent s'adapter à toutes les situations.

L'apéritif au Beaujolais blanc

Les vins blancs du Beaujolais sont issus de la vinification du cépage Chardonnay. Cette production, encore confidentielle, est tout à fait appropriée à la dégustation en apéritif. On accompagne une bouteille de Beaujolais blanc de crustacés ou de fromages des monts du Beaujolais. Si vous n'aimez pas les compromis, vous pouvez confectionner des samosas de crevettes et fromage frais, le tout assaisonné de feuilles de menthe fraîches.

Le croquant et la vivacité du vin, aux arômes de fruits à chair blanche, relèveront la souplesse du fromage fondu ainsi que la délicatesse du crustacé, sans pour autant les écraser. L'équilibre, voici le point fondamental d'un accord mets-vins réussi !

L'entrée au Beaujolais Villages

La salade beaujolaise (dérivée de la salade lyonnaise) peut constituer un repas à elle seule. Constituée de croûtons de pain à l'ail, de lardons, le tout disposé sur un lit de feuilles vertes et fraîches, sur lequel trône un oeuf poché et quelques cerneaux de noix, elle est un régal pour les papilles. Elle se déguste accompagnée d'un Beaujolais-Villages jeune et fougueux qui, par son fruit franc et vivace, allègera les arômes du plat.

Le plat aux crus du Beaujolais

Le saucisson cuit lyonnais est aussi revisité en Beaujolais. Mais ici, on le prépare dans du “gène”, appellation locale du marc de raisin. Pour réaliser cette formidable recette, munissez-vous d'une grande marmite qu'il vous faut garnir d'une épaisse couche de marc de raisin (vous pouvez le congeler pour en disposer toute l'année). Enfoncez-y un ou plusieurs saucissons à cuire avant de recouvrir d'une deuxième couche de gène. Pour finir, arrosez largement le tout de vin rouge. Laissez cuire une bonne heure après être sorti de la pièce : les odeurs d'alcool peuvent être assez fortes. Accompagnez cette charcuterie de pommes de terre vapeur.

Pour soutenir les arômes puissants du plat, ouvrez une bouteille de Morgon, ce vin possède une charpente suffisamment solide pour réussir à ressortir.

Dessert au Beaujolais rosé

Pour terminer ce copieux repas, concluons par un peu plus de légèreté. Accompagnez quelques framboises de saison avec une bouteille de rosé et le tour est joué.

Ce vin délicat ne peut se marier qu'avec des aliments jouissants d'une certaine légèreté. L'acidité du fruit viendra compléter celle du vin, pour harmoniser l'ensemble.

Bon appétit !