Les vins sans alcool sont-ils bons ?
Publié le lundi 26 juin 2017

Les vins sans alcool sont-ils bons ?

Si les vins sans alcool fleurissent dans les linéaires, c'est qu'il y a de la demande. Mais comment sont-ils élaborés ? A quels types de consommateurs s'adressent-ils ? Sont-ils bons ?

La règlementation

La réglementation européenne (Règlement (CE) n° 606/2009 de la Commission du 10 juillet 2009) autorise la désalcoolisation des vins dans la limite de 2% de leur titre initial. De plus, le titre alcoométrique volumique acquis doit être au minimum de 8,5 à 9% vol (selon les vignobles).

En dehors de ces conditions, on ne peut plus parler de vin mais de  boisson à base de vin .
L'OIV a défini une boisson obtenue par désalcoolisation du vin comme issue exclusivement de vins et obtenue par traitements spécifiques, pour un titre alcoométrique volumique inférieur à 0,5% vol.

Les procédés de désalcoolisation du vin

Plusieurs traitements physiques sont autorisés afin de désalcooliser les vins : évaporation partielle sous vide, techniques membranaires ou distillation.
L'enjeu majeur de ces techniques est d'enlever l'alcool, tout en préservant les arômes !

Les consommateurs de boisson à base de vin désalcoolisé

Les vins désalcoolisés séduisent les consommateurs qui font très attention à leur ligne !
Il faut savoir qu'1 degré d'alcool apporte 7 Kcal. Un verre de vin (hors liquoreux) amène entre 80 et 90 Kcal, contre 3 à 8 fois moins pour ce type de boisson.
Afin de compenser la perte de structure en bouche due à l'absence d'alcool, les fabricants ont la possibilité de rajouter du sucre (sous forme de moût de raisin). Encore une fois, il est donc important de lire les étiquettes !

Le vin fait partie intégrante de l'art de vivre à la française.
Les boissons à base de vin désalcoolisé évitent ainsi la désocialisation de personnes ne pouvant pas boire d'alcool pour des raisons de santé (diabétiques, femmes enceintes, alcooliques repentis...).
Elles donnent la sensation de consommer du vin quand on n'a pas envie de boire d'alcool (quand il fait très chaud) ou que l'on doit prendre le volant (conducteur de taxi, bus...).
Elles ne sont pas interdites au moins de 18 ans et peuvent par conséquent se partager en famille, initier les mineurs au rituel du vin.

D'un point de vue commercial, leur prix est beaucoup moins impacté par les taxes au degré d'alcool appliquées en France et à l'export.

Et dans le verre cela donne quoi ?

Vous l'avez compris, un vin sans alcool devient une boisson à base de vin désalcoolisé.
Lors de sa dégustation, il est donc nécessaire de ne pas le comparer à notre bouteille préférée mais d'essayer de juger sa qualité intrinsèque.

Grain d'Envie rosé, à base de vin de Syrah (12 Kcal par verre).
Un festival de fruits au nez (fraise, grenadine, pamplemousse). Une bouche fraîche et frivole.
Grain d'Envie rouge, à base de vin de Merlot (10 Kcal par verre).
Un nez qui explose de cassis, framboise, cerise noire. Une bouche ronde et épicée.

Le point clé de leur élaboration est l'équilibre en bouche, et d'autant plus pour les rouges. L'absence d'alcool peut décharner la boisson et exacerber l'acidité. Il est primordial de trouver la juste dose de sucre afin de le compenser.
Un pari gagné par Grain d'Envie, qui signe ici deux boissons à l'équilibre sucre/acide réussi !

Grain d'Envie, une boisson à base de vin à consommer sans modération !

Source :
http://www.oiv.int/public/medias/2695/code-2016-fr.pdf