Vitis vinifera : l’origine du vin

Vitis vinifera : l’origine du vin

Dans la grande famille des Vitaceae, je demande la vitis vinifera. Comme toute autre plante, la vigne est complexe et se divise en de multiples espèces, mais la plus importante pour les amateurs de vin restera toujours cette dernière. En effet, elle est l’ancêtre sauvage de la grande majorité des vignes cultivées à l’heure actuelle.

De l’état sauvage à la culture par l’homme

Si la vigne est aujourd’hui implantée dans des régions du monde insoupçonnées, par l’intervention de l’homme ou des aléas climatiques, cela n’a pas toujours été le cas. On la trouve, à l’origine, à l’état sauvage dans trois régions précises : l’Amérique du Nord et centrale, l’Europe et l’Asie. Elle n’a cependant plus grand-chose à voir avec la liane poussant en lisière de forêts.

Les hommes, non contents de la domestiquer, l’ont également fait évoluer au grès de leurs envies et de leurs cultures. Elle est le résultat de sélections minutieuses au fil des siècles en fonction de la taille des grappes, des propriétés gustatives ou encore du jus contenu dans les baies. C’est grâce à ce travail méticuleux que sont apparus les premiers cépages qui se sont ensuite développés sur tout le bassin méditerranéen grâce aux Phéniciens d’abord, puis aux Grecs et aux Romains. Mais ces variétés datant de l’Antiquité sont, elles-aussi, bien éloignées de nos ceps modernes. Alors que Pline l’Ancien en avait répertorié une petite centaine, on en compte aujourd’hui près de 6000.

Une science en constante évolution

Elles ont ainsi étendu leur spectre à l’occasion des multiples déplacements humains. A titre d’exemple, ce sont les pèlerins de retour de Saint-Jacques de Compostelle qui ont ramené le Fer Servadou du Pays Basque espagnol. Mais les variétés se sont aussi divisées en diverses catégories propres aux différentes régions en fonction de leur adaptabilité aux terroirs. Les avancées scientifiques ont permis de rendre encore plus précises les sélections, notamment en créant de nouveaux croisements entre plants sauvages et ceux déjà choisis. C’est donc logiquement qu’une discipline scientifique leur a été consacrée, l’ampélographie (dont le nom provient d’ampelos signifiant vigne en grec, voir notre article Qu’est-ce que l’ampélographie ?).

Il n’en fallait pas moins pour suivre l’évolution constante des espèces de la vigne. Car les cépages de demain, qui seront conçus pour répondre aux nouvelles problématiques, seront issus de croisements gagnants toujours plus en précision. Cependant, ne vous attendez pas à voir apparaître des variétés inédites à tour de bras, il y a tout un processus à respecter comme une validation en 15 ans et des parcelles témoins pour définir s’ils correspondent à la typicité des appellations.