Que boire avec un Baeckoeffe ?

Que boire avec un Baeckoeffe ?

Depuis toujours dans l’ombre de la choucroute, le baeckoeffe est un classique alsacien qui gagne à être plus connu. Ce ragoût familial et gourmand a traversé les siècles avec succès pour se retrouver aujourd’hui encore sur nos tablées conviviales.

Retrouvez la recette traditionnelle juste ici : baeckoeffe

Ce nom, qui signifie four du boulanger, est un hommage à son origine. Deux théories s’affrontent alors. La première est le lien que cette recette aurait avec l’histoire religieuse de la région. Il se raconte qu’à l’époque la viande était préparée la veille et les pommes de terre ajoutées le matin juste avant d’aller à l’église. Les croyants déposaient alors le plat chez le boulanger pour qu’il le fasse cuire dans son four durant le service. Mais une autre version voudrait que ce fameux four de boulanger ait été installé dans certains foyers. Le baeckoeffe était donc un plat réservé à des familles fortunées.

Traditionnellement, trois viandes sont utilisées : de l’agneau, du porc et du bœuf. Ici encore, on note une référence à la religion, ces viandes devant représenter les trois confessions les plus présentes en Alsace, soit le bœuf pour le catholicisme, le porc pour le protestantisme et l’agneau pour le judaïsme. Le baeckoeffe, en quelques mots, c’est un délicieux mets composé de viande marinée dans du Riesling, quelques herbes aromatiques, une pointe d’épices et des pommes de terre fondantes. Alors avec quelle cuvée pouvons-nous l’accompagner ?

Un blanc vif

Et alsacien de préférence, bien entendu. Premier réflexe, sortir un Alsace Riesling pour maintenir le fil rouge du mets. Et vous ne le regretterez pas tant sa persistance aromatique et sa finesse feront des merveilles avec les saveurs gourmandes du baeckoeffe. Toujours en Alsace, vous pouvez opter pour un autre cépage, le Pinot Gris, pour un mariage tout en puissance et en complexité. Enfin, n’hésitez pas à vous rendre sur les terres voisines en appellation Côtes de Toul pour une bouffée de fraîcheur qui apportera une pointe de légèreté à ce plat qui peut en manquer un peu.

Un rouge croquant

Ici, on va plutôt chercher à jouer sur le contraste sans trop brusquer la délicatesse de la viande confite. On pense bien sûr tout de suite à un Pinot Noir d’Alsace, mais ce n’est pas la seule option. Un cru du Beaujolais, type Brouilly ou Saint Amour sera également idéal. Le cépage Gamay est réputé pour ses notes épicées qui feront écho à celles du mets. Dans la Loire, un Saumur-Champigny ou un Bourgueil seront du plus bel effet. Du fruit, de la rondeur, du velouté et des tanins fondus pour une association pleine de caractère.

Retrouvez la recette traditionnelle juste ici : baeckoeffe