Vignoble bordelais, comment ça marche ?
Vignoble bordelais, comment ça marche ?
Publié le mercredi 20 septembre 2017

Vignoble bordelais, comment ça marche ?

Considérée comme la capitale mondiale du vin, Bordeaux profite d'un patrimoine viticole étendu, transmis depuis l'époque romaine par l'intermédiaire des églises et monastères médiévaux, avant de connaître une incroyable expansion sous l'influence anglaise. Avec sa superficie de 120 000 hectares et ses 57 appellations d'origine contrôlée, difficile de s'y retrouver, non ?

Des appellations régionales, sous-régionales et communales

Bien plus simple que le système bourguignon, le bordelais repose uniquement sur un découpage des zones géographiques, sans classification de la qualité. Seule exception à cette règle, l'appellation Bordeaux Supérieur qui, comme l'appellation Bordeaux, couvre l'ensemble du vignoble, mais impose des exigences supplémentaires en termes de production. On retrouve également dans ces dénominations régionales le Crémant de Bordeaux et le Bordeaux Rosé.
Ensuite, de manière générale, on distingue six sous-régions viticoles avec chacune ses terroirs et cépages préférentiels, réparties de part et d'autre de la Garonne. Sur la rive gauche, on retrouve donc le Médoc et le Haut-Médoc, caractérisés par des terres de graves et l'utilisation du Cabernet Sauvignon. C'est ici que se situent des appellations communales de renom : Margaux, Saint-Julien, Pauillac ou encore Saint-Estèphe. C'est également sur cette même rive que l'on produit les grands liquoreux de Barsac et Sauternes, ou encore les vins de Graves et de Pessac-Léognan.
Sur la rive droite, on découvre d'une part le Blayais-Bourgeais, et de l'autre le Libournais, où le Merlot et le calcaire sont rois. C'est de cette région que proviennent des vins d'appellations célèbres, parmi lesquelles Saint-Émilion ou Pomerol, ainsi que de jolies pépites viticoles venues de vignobles moins réputés comme Fronsac, Castillon ou les fameux satellites de Saint-Émilion.
Enfin, entre ces deux rives se trouve une région viticole au nom particulièrement évocateur, l'Entre-Deux-Mers. C'est ici, entre la Dordogne et la Garonne, que s'étendent notamment les vignobles de Sainte-Foy-Bordeaux et de Graves de Vayres.

Source : Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux
Source : Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux

Pour en savoir plus, retrouvez le site des Vins de Bordeaux

Les classements

En plus des appellations, il existe plusieurs systèmes de classification très variés ne reposant sur aucun critère commun.

Le classement de 1855 : incontournable, il est la première classification officielle des vins de Bordeaux. En 1855, les courtiers décident de dresser une liste de domaines en fonction de leur réputation historique et de leur prix, considérés comme des gages de qualité. Il est constitué de châteaux médocains, du premier au cinquième cru classé, du château Haut-Brion, seule exception venue des Graves, et, en blanc, des liquoreux de Sauternes et Barsac.

Les crus bourgeois : proposé par des propriétés du Médoc après le classement de 1855, il comprenait alors trois niveaux (cru bourgeois, cru bourgeois supérieur et cru bourgeois exceptionnel). Désormais revu annuellement après dégustation, il ne reconnaît plus qu'une seule distinction, le cru bourgeois.

Les crus artisans : existant depuis plus d'un siècle et demi mais homologué il y a une dizaine d'années seulement, ce classement regroupe 44 propriétés viticoles du Médoc et met en lumière les propriétaires impliqués dans le travail à la vigne, au chai et à la vente.

Le classement de Saint-Émilion : établi pour la première fois en 1955, il est révisable tous les dix ans. Il comprend trois distinctions : les Grands Crus Classés, les Premiers Grands Crus Classés B et les Premiers Grands Crus Classés A (Ausone, Cheval Blanc et les derniers arrivés Angélus et Pavie).