Trois vins moelleux à découvrir pour les fêtes.
Trois vins moelleux à découvrir pour les fêtes.
Publié le mardi 22 décembre 2015

Trois vins moelleux à découvrir pour les fêtes.

A Noël, Sauternes et Monbazillac sont devenus incontournables, suivis de près par les vendanges tardives alsaciennes. Il existe pourtant de nombreux autres vins moelleux produits en France, de la Vallée de la Loire au Sud-Ouest en passant par le piémont Pyrénéen. Toutlevin.com sort des sentiers battus et vous emmène à la découverte de ces vins blancs doux à servir les yeux fermés lors des fêtes de fin d'année.

Le Bonnezeaux

Produit dans la Vallée de la Loire, en Anjou, le Bonnezeaux a longtemps été considéré comme un vin d'après-midi à déguster avec des pâtisseries. Composé exclusivement de cépage chenin, il doit sa douceur à la surmaturation des raisins. Les vignes sont vendangées très tard : certains fruits peuvent d'ailleurs être atteints de pourriture noble. Les vignerons en tirent des vins blancs liquoreux expressifs et complexes, reconnus pour leur opulence. Les arômes de raisin, très présents les premières années, évoluent vers des notes d'agrumes confits, de coing très mûr, de fruits exotiques, d'amande et de miel avec le temps. Le Bonnezeaux peut se garder plus de dix ans en cave avant d'être servi à l'heure de l'apéritif.

On l'accorde avec : des volailles laquées et accompagnées de fruits, comme un canard au miel et aux figues, des fromages à pâte persillée et des desserts à base de fruits, comme une tarte amandine aux pommes ou aux poires

On l'aime pour : sa richesse et son grand potentiel de garde.

Le Jurançon

C'est l'un des vins les plus méridionaux de France. L'aire d'appellation du Jurançon s'étend aux pieds des Pyrénées, aux portes de Pau. Les vignerons y cultivent les cépages petit manseng, gros manseng et courbu, dont ils tirent des vins moelleux réputés pour leur finesse. Le côté sucré de ces vins blancs est dû ici au passerillage : avant d'être vendangés, les raisins sont dorés et grillés par le soleil, ce qui concentre leurs sucres. Une fois vinifiés, les Jurançons révèlent des notes de fruits et de fleurs blanches, ainsi que de miel. On retrouve également une belle acidité, qui leur permet de vieillir pendant plusieurs années. Après une courte garde, des notes de fruits secs et de fruits confits doublés de notes de truffe font leur apparition.

On l'accorde avec : des petits fours à l'apéritif, un foie gras mi-cuit, les plats sucrés salés, comme un canard à l'orange, les desserts au chocolat ou les tartes aux fruits, en particulier aux groseilles.

On l'aime pour : son acidité, qui permet de garder un peu de fraîcheur malgré le taux élevé de sucres résiduels.

Le Gaillac

A quelques dizaines de kilomètres au nord de Toulouse, le vignoble de Gaillac donne naissance à des vins blancs doux reconnus par une appellation d'origine contrôlée depuis 1938. Trois cépages différents sont utilisés pour obtenir ces vins moelleux : le mauzac, le loin de l'œil et la muscadelle. Récoltés à surmaturité, les raisins sont naturellement concentrés en sucre. Intense et équilibrés, les Gaillac doux développent des arômes de fruits confits et de pomme au four. Depuis 2011, l'AOC se décline également en vendanges tardives. Les meilleures parcelles sont alors récoltées une fois que les raisins sont atteints de pourriture noble, pour donner des vins complexes et puissants aux notes de miel, de figue et de fruits exotiques.

On l'accorde avec : des verrines à l'apéritif, un foie gras mi-cuit servi en entrée ou des desserts, comme un fondant au chocolat ou une tarte aux fruits exotiques.

On l'aime pour : leur côté doux mais pas liquoreux, qui ne les rend jamais écœurants.

Alexandra Reveillon