Que boire avec une Charlotte aux fraises ?

Que boire avec une Charlotte aux fraises ?

Un gâteau typiquement français la Charlotte ? Pourtant cette spécialité de l’hexagone a des origines anglaises. Son nom est un hommage à la princesse Charlotte, épouse du roi George III et grand-mère de l’illustre Reine Victoria. Il remonte donc au XIXe siècle et a bien changé depuis ses débuts…

A sa création, il était composé de pain de mie ou de brioche, avec de la compote de fruits en son cœur. Il était alors savouré chaud, notamment lors du fameux tea time. Mais la version que vous dégustez aujourd’hui est bien l’œuvre d’un français, Antonin Carême. C’est lui qui a eu l’ingénieuse idée de remplacer la brioche par des biscuits à la cuillère, et d’intégrer une bavaroise pour un résultat encore plus gourmand. Il instaure également un service froid. Il la nomme Charlotte à la parisienne, avant d’en faire la Charlotte russe en référence à son travail dans les cuisines du tsar Alexandre. On la connaît maintenant uniquement en tant que Charlotte et déclinée selon les envies de chacun avec une farandole de fruits, ou même au chocolat. Mais pour notre accord mets et vins, on s’intéresse à sa version la plus connue, la Charlotte aux fraises.

Un blanc tout en douceur

Le mariage idéal et incontournable, c’est avec un Muscat Vendanges Tardives venu d’Alsace. Il combine deux qualités primordiales pour accompagner ce dessert : de la richesse fruitée et une belle pointe d’acidité qui offre de la fraîcheur. Il permet de terminer le repas sur une note de douceur sans trop de lourdeur.
Même constat de l’autre côté des Alpes avec un Moscato d’Asti italien. De l’effervescence, peu d’alcool et de la douceur. Il équilibrera l’acidité des fraises et mettra leurs saveurs en exergue.

Des bulles vivaces

Pour une alliance de contrastes qui apportera une touche de légèreté, on se dirige vers un vin effervescent, sec cette fois-ci. Et on le choisit rosé pour rappeler les arômes de la fraise. Direction la Champagne, bien sûr, mais aussi d’autres régions françaises réputées pour leurs crémants telles que la Bourgogne, l’Alsace ou le Jura. L’important est d’éviter les blancs dont l’acidité sera accentuée par le sucre des fraises et risquerait de rendre la dégustation désagréable.

Un rouge fruité

Pour un accord surprenant, n’hésitez pas à servir un vin rouge. Petite précision tout de même, on les choisit de préférence jeunes et sur le fruit. On mise sur la finesse du Pinot Noir venu de sa région de prédilection, la Bourgogne. Un croquant délicieux et des fruits rouges et noirs gourmands.
Chez les voisins du Beaujolais, on profite d’un autre cépage, le Gamay. Légèreté, et beau bouquet aromatique faisant écho à la fraise au rendez-vous.