On y boit plus clair, la websérie de Nicolas à ne pas manquer !
On y boit plus clair, la websérie de Nicolas à ne pas manquer !
Publié le mercredi 22 octobre 2014

On y boit plus clair, la websérie de Nicolas à ne pas manquer !

Être caviste, ce n'est pas facile tous les jours. Entre les questions pointues, les demandes étranges et les clients en manque d'inspiration, il faut parfois savoir jongler entre conseils avisés et leçons de psychologie. Dans sa boutique du Marais, à Paris, Pierre voit défiler habitants du quartier et touristes étrangers en quête du vin de leur soirée. En 25 ans de métier, il a eu quelques requêtes farfelues. Il y a le client qui veut une bouteille de Romanée-Conti à 25€ et qui tombe de haut en apprenant son prix, ou encore celui qui entre en lançant à la cantonade Je voudrais du vin, sans plus de précision. Blanc, rouge, champagne ou moelleux, peut importe : c'est au caviste de choisir, sans se tromper si possible. Avec le temps, Pierre a appris à repérer les clients désorientés. Il y a beaucoup d'amalgames, d'idées reçues. Aujourd'hui, j'essaye de conseiller les clients au mieux, et puis si quelqu'un préfère boire un vin rouge avec des huîtres, même si je ne le recommanderais pas, je respecte ses goûts.

Quelques rues plus loin, Corentin observe avec tendresse ces quelques clients maladroits. Par exemple ceux qui entrent dans la boutique, persuadés d'avoir déjà acheté un Chablis rouge ou un Beaujolais à base de syrah. C'est parfois difficile de leur faire accepter que ça n'existe pas, mais nous sommes aussi là pour informer. La plupart sont des consommateurs qui ne demandent qu'à apprendre. Le caviste distille astuces et tuyaux avec plaisir, qu'il s'agisse d'aider une étudiante qui reçoit pour la première fois, ou un jeune homme qui rencontre ses beaux-parents. Rien ne me touche plus qu'un client à qui je fais goûter un vin, et qui revient le lendemain avec une étincelle dans les yeux, avoue Pierre.

Ces anecdotes drôles et touchantes, ont inspiré à Nicolas une websérie sur le vin « On y boit plus clair ». Le temps de courts sketchs, des comédiens se glissent dans la peau des cavistes et évoquent leur quotidien avec humour. Le trait est volontairement grossi, et ça marche. Déjà quatre épisodes, on attend avec impatience les prochains !

Alexandra Reveillon

Merci à Corentin et Pierre, cavistes Nicolas à Paris.

Redigé en collaboration avec notre partenaire Nicolas.