Labels environnementaux : Agriculture Biologique, qu’est-ce que c’est ?

Labels environnementaux : Agriculture Biologique, qu’est-ce que c’est ?

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Si nous sommes souvent familiers avec ces logos, il est facile de se perdre dans tous les labels environnementaux présents sur nos bouteilles favorites. Ainsi, alors qu’il est le plus utilisé à l’heure actuelle, quelles conditions de production se cachent réellement derrière le label Agriculture Biologique ?

Une certification européenne

Signe officiel de qualité reconnu au niveau européen, le label Agriculture Biologique a vu son vignoble être multiplié par quatre en moins de dix ans. C’est donc logiquement qu’il est aujourd’hui la certification agriculture durable la plus populaire auprès des consommateurs. Dans les faits, on retrouve le logo européen apposé sur les produits depuis 2010, le label AB, lui, peut être ajouté en complément.

Pendant longtemps, il n’a concerné que la production de raisins. Cependant, les questions environnementales étant de plus en plus au cœur des préoccupations de chacun, la réglementation s’est adaptée pour gérer le travail en cave. Désormais, les exigences concernent aussi bien la production des matières premières que leur transformation et la distribution.

Interdiction des traitements chimiques de synthèse

De manière générale, l’agriculture biologique met en place des méthodes de production dans le respect des systèmes et cycles naturels. Pour cela, le viticulteur participe activement à l’optimisation de la santé du sol, des végétaux et des animaux. Lorsque l’on pense à ce type de conduite, la première règle qui vient à l’esprit est l’interdiction formelle de traitement chimique de synthèse durant les trois dernières années (au minimum, cette période correspondant à la période de conversion du vignoble). Un vigneron en bio utilise exclusivement des produits naturels pour traiter sa vigne, les plus courants étant le cuivre, le soufre et les insecticides végétaux. Quant aux différents engrais et amendements, ils nécessitent une autorisation préalable à leur application. Certains produits phytosanitaires sont approuvés et listés en détail dans le cahier des charges.

Autre problématique régulièrement abordée par les consommateurs : les intrants. Pour obtenir la certification AB, un viticulteur devra respecter la liste des intrants autorisés, légèrement plus restrictive que celle de la réglementation générale. Par exemple, le taux maximum de SO2 sera moins élevé qu’en viticulture conventionnelle. Il est également intéressant de noter que le cahier des charges à suivre est plus précis qu’on ne pourrait l’imaginer. Ainsi, des normes de stockage des produits sont imposées, afin d’éviter toute contamination. Enfin, la certification fait l’objet d’un contrôle annuel par l’un des six organismes accrédités : Aclave, Agrocert, Qualité France, Ulase, SGS ICS et Ecocert.