Êtes-vous un placomusophile ?
Publié le mardi 28 février 2017

Êtes-vous un placomusophile ?

Vous êtes un oenophile averti, passionné par tout ce qui entoure le vin, avec une spécialisation dans les effervescents, et collectionnez minutieusement chaque capsule de

Champagne qui croise votre chemin ? Vous ne le saviez peut-être pas, mais vous faites partie de la grande communauté des placomusophiles !

Un peu d'histoire

Si le brevet de la capsule de Champagne (ou plaque de muselet), cette petite plaque de fer maintenue par des fils de fer torsadés dont le rôle est de protéger le bouchon de liège de la pression qui se dégage du fameux nectar, a été déposé par Adolphe Jacquesson en 1844, le terme placomusophile, lui, n'est apparu que dans les années 80 avec Claude Maillard. Originaire de Vertus, dans la Côte des Blancs, il a vu son village accueillir la première bourse de collection de placomusophilie en 1989, qui a désormais lieu tous les ans au mois de novembre. Il est depuis surnommé la capitale de la capsule de Champagne. Vous savez donc où effectuer votre prochain pèlerinage.

Quel style de placomusophile êtes-vous ?

Si le chiffre exact est extrêmement compliqué à déterminer, on estime qu'il existe plus de 30 000 capsules de Champagne différentes. Une appréciation qui enfle en permanence puisque les producteurs ont su saisir les opportunités qui découlent de l'exercice d'une telle passion chez leurs consommateurs et ne cessent de renouveler leurs plaques de muselet d'année en année. Il existe même des plaques dites de complaisance, destinées uniquement à ce public particulier.

Face à un tel choix, deux options s'offrent donc à vous. Première alternative, vous décidez de ne laisser aucune capsule de Champagne dans un coin et acceptez donc chaque plaque esseulée dans votre collection. Placomusophile altruiste ou particulièrement déterminé, vous cherchez à obtenir la totalité des capsules existantes.

Deuxième alternative, destinées aux plus organisés d'entre vous, vous vous concentrez sur un thème particulier. Couleurs, appellations, personnages historiques, producteurs écussons…autant d'éventualités qui rendront votre collection unique.

On notera également une troisième alternative, pour les résistants qui ne veulent pas céder à l'élitisme du Champagne : accepter toute plaque, qu'elle soit française ou étrangère, issue d'un mousseux ou d'un crémant, voire même de bières ou d'autres boissons effervescentes. Vive la capsule libre !

Et on fait comment ?

Oui, parce que si vous désirez constituer une collection digne de ce nom tout en gardant une hygiène de vie acceptable, impossible de se reposer uniquement sur les bouteilles que vous dégustez. Traditionnellement, on pratique le troc entre collectionneurs en se basant sur la côte officielle. Vous pouvez également sillonner les salons et braderies pour dénicher de nouvelles pépites ou, magie de l'évolution technologique oblige, explorer les méandres d'internet.

Vous êtes maintenant prêts à conquérir le monde (de la placomusophile) !

Marie - Drink a Beat