Un weekend sur la route des vins du Beaujolais
Publié le lundi 04 août 2014

Un weekend sur la route des vins du Beaujolais

Les weekends oenotouristiques ne se limitent pas à la Bourgogne et au Bordelais. De l'Alsace à la Provence, les vignobles français recèlent de trésors à découvrir. Le Beaujolais ne fait pas exception. Nichées entre Lyon et Mâcon, les vignes jonchent les coteaux de villages charmants, classés parmi les plus beaux sites de France. De Saint-Amour au pays des Pierres Dorées en passant par les pentes du Mont Brouilly, toutlevin.com vous emmène à la découverte de la route des vins du Beaujolais.

Sillonnez les routes d'un circuit récent

La route des vins du Beaujolais s'inscrit dans le prolongement de la route des vins de Bourgogne. Récemment tracée, elle fait figure de petite nouvelle dans le paysage oenotouristique. Longtemps intégrées dans les circuits des vins du Mâconnais, les étapes du Beaujolais ont finalement été réunies dans un itinéraire qui vous emmène des portes du vignoble, dans la commune de Saint-Amour, à Saint-Jean des Vignes, dernier bastion de la région en descendant vers Lyon.

En tout, 140 kilomètres de routes et chemins, qui sillonnent les 36 villages dans lesquels sont produits les vins issus des 12 appellations et les 10 crus du Beaujolais… Tout un programme ! Loin d'être rectiligne, la route des vins serpente à travers la région, reliant Juliénas à Moulin à Vent, Chiroubles, Villié-Morgon ou encore Vaux-en-Beaujolais.

Découvrez les étapes incontournables du Beaujolais

Visites de caves, villages emblématiques et paysages vallonnés rythment le parcours de la route des vins. Difficile de tout visiter le temps d'un weekend. Que vous ayez planifié votre séjour ou que vous partiez à l'aventure, n'hésitez pas à garder quelques étapes incontournables en tête.

Le pays des pierres dorées

Le sud du Beaujolais doit son nom aux pierres ocres utilisées pour construire maisons et églises. De Villefranche-sur-Saône à Lyon, les villages aux airs toscans se succèdent. Le plus connu d'entre eux reste Oingt. Classée au palmarès des plus belles communes de France depuis 2006, cette ancienne cité fortifiée perchée au-dessus des vignes séduit par ses ruelles pavées.

Le moulin à vent de Romanèche-Thorins

C'est à lui que l'appellation Moulin-à-Vent doit son nom. Construit au XVe siècle, le moulin s'est imposé comme un emblème de la commune, au point de donner, en 1757, son nom aux vins qui y sont produits. La tradition perdure toujours aujourd'hui : Moulin-à-Vent fait partie des 10 crus du Beaujolais protégés par une appellation d'origine contrôlée.

Vaux-en-Beaujolais

C'est sans doute le village le plus romanesque du Beaujolais. Dans les années 30, l'écrivain Gabriel Chevallier fit de Vaux-en-Beaujolais le cadre de son roman à succès. Depuis, l'histoire de Clochemerle est intimement liée à celle de cette petite commune. On y trouve aujourd'hui la Cave de Clochemerle, point d'orgue du pôle oneotouristique régional.

Apprenez à faire la différence entre les 12 AOP du Beaujolais

Si les vins du Beaujolais sont connus pour leurs arômes fruités et leur côté croquant qui se marie particulièrement bien avec les charcuteries élaborées dans la région ou des desserts aux fruits rouges, on oublie souvent qu'ils ne se limitent pas à une appellation. Chiroubles, Moulin-à-Vent, Juliénas, Morgon, Brouilly, Côte de Brouilly, Régnié, Fleurie, Chénas, Beaujolais, Beaujolais Villages ou encore Saint-Amour… Les 12 AOP du Beaujolais ont chacune leur personnalité. Profitez de votre périple sur la route des vins pour découvrir certaines facettes des vins de la région.

Du Brouilly, franc et corsé, au Chiroubles, gourmand et tendre, en passant par le Fleurie, subtil et fin, chaque cru a ses propres caractéristiques. Ces différences sont liées au terroir : d'un sol de granit à une terre de schiste, d'un coteau exposé à l'est au vignoble orienté au sud, le vin diffère. Le Moulin-à-Vent est ainsi un vin de garde charpenté, aux arômes de rose, d'épices et de fruits mûrs, tandis que le Juliénas se distingue par son caractère. On retrouve des notes de pêche et de fruits rouges, doublés d'épices, qui se révèlent aussi bien dans sa jeunesse qu'après quelques années de garde. Le Régnié, lui, est plus rond. Souple et équilibré, il fait ressortir les arômes du gamay, principal cépage du Beaujolais, mûre, framboise et groseille en tête. Le Beaujolais et les Beaujolais nouveau, enfin, se déclinent également en blanc et en rosé ; ce sont les seules appellations de la région à ne pas être uniquement travaillées en rouge.

Le meilleur moyen de faire la différence entre les différents crus du Beaujolais reste de les déguster. Tout au long de l'année, les viticulteurs de la région proposent des ateliers dans leurs chais. C'est notamment le cas du Domaine Brisson, à Villié-Morgon, où l'on goûte les vins de la maison accompagnés de produits fermiers. La cave de Juliénas, elle, propose de découvrir les méthodes de vinification à travers la visite du chai.

Arpentez la route des vins autrement

Et si vous troquiez la voiture pour le vélo ou les crampons ? Plus écologiques, plus raisonnables aussi lorsqu'on va de dégustation en dégustation, les moyens de transports alternatifs se révèlent souvent pleins de surprises. Aucun risque de se perdre : sentiers balisés et chemins verts sont légion dans le Beaujolais. L'office du tourisme de Saint-Julien propose ainsi 24 km de routes réservées aux randonneurs à travers les vignes. Vaux-en-Beaujolais peut également se découvrir en suivant un circuit qui vous emmènera sur les traces de Clochemerle. Profitez-en pour partir à la rencontre des vignerons : une fois par an, des domaines de Chiroubles, Villié-Morgon ou Fleurie proposent aux visiteurs d'apporter leur pique-nique, et de venir le déguster accompagné d'un verre de leur vin.

Randonnée pédestre A tire la Rigaud, Saint-Julien : renseignements à l'adresse mailto:mairie-de-st-julien@wanadoo.fr mairie-de-st-julien@wanadoo.fr

Par Alexandra Reveillon